'Dark Waters', la contamination lente

'Dark Waters', la contamination lente

Publié le 20 mars 2020

On connaissait ‘Dark Water’, le terrifiant film d’Hideo Nakata sorti en 2002. En 2020, on découvre ‘Dark Waters’. Point de remake ici, ni de fantômes, mais une histoire vraie saisissante, symbole de la dérive sanitaire des sociétés modernes. Le film est en salles à Maurice depuis mercredi, mais les exploitants annoncent au compte-goutte la fermeture de leurs portes face au coronavirus. A défaut de pouvoir voir le film en salles, ‘Dark Waters’ est disponible en streaming.

Derrière la caméra, l’excellent Todd Haynes, réalisateur de l’inoubliable ‘Loin du Paradis’ en 2002, et plus récemment du très beau ‘Le Musée des merveilles’ en 2017. Icône du cinéma d’auteur indépendant à Hollywood, Todd Haynes signe avec ‘Dark Waters’ son premier thriller, son film le plus sombre. A l’écran, Mark Ruffalo, de tous les plans, hante le film de son personnage, un avocat ‘seul contre tous’ qui va dédier sa vie à lutter contre une usine chimique qui semble empoissonner les riverains. David contre Goliath. Toujours grave, juste et clair, ‘Dark Waters’ est une dénonciation cinglante sur l’empoisonnement que la société DuPont commet depuis plus de quarante ans aux Etats-Unis. L’histoire, très bien menée, est brûlante d’actualité. Un film puissant et militant, à voir d’urgence.

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