Le film de la semaine
‘Midsommar’, le nouveau cauchemar signé Ari Aster
Publié le 12 août 2019
Ari Aster incarne, avec David Robert Mitchell (‘It follows’) et Jordan Peele (‘Get out’), la nouvelle vague US des réalisateurs de films d’horreur. Après le glaçant ‘Hereditary’ – son premier film sorti en 2018 -, le brillant réalisateur américain de 33 ans revient cette année avec ‘Midsommar’, un cauchemar d’une richesse étourdissante. Révélé le 3 juillet dernier, ‘Midsommar’ s’appuie sur les mêmes ingrédients présents dans ‘Hereditary’ : les drames et traumatismes familiaux, mais va plus loin, pour construire un film d’horreur totalement maîtrisé et particulièrement troublant.
Après une tragédie familiale, Dani, interprétée par l’impeccable Florence Pugh (‘Lady Macbeth’, 2016) et son petit ami Christian (Jake Reynor, ‘Sing Street’, 2016) se rendent en Suède, avec des amis (dont l’excellent Will Poulter - ‘Detroit’, 2017), pour assister à un festival estival qui n’a lieu qu'une fois tous les 90 ans dans un village isolé. Mais sous les habits blancs et les couronnes de fleurs se cachent un autre programme, plutôt cauchemardesque, entre suicide, sacrifice et rituel violents.
Comme dans ‘Hereditary’, Ari Aster laisse planer une tension constante tout au long du film. Son scénario, brillant et subtile, plonge graduellement son public dans un chaos profond et angoissant. Certaines thématiques de départ font inévitablement penser à ‘The Village’ de M. Night Shyamalan ou encore à ‘Hostel’ d’Eli Roth. Mais loin des codes du genre, ‘Midsommar’ surprend par sa narration. La photographie et la bande son, déforment le temps et transcendent le sentiment de confusion et de panique des personnages. Entre horreur et thriller psychologique ‘Midsommar’ est une réussite. Accrochez-vous !