Banksy, Paris, Graffiti

Banksy, Paris, Graffiti

Publié le 28 janvier 2019

Artiste engagé, tagueur inspiré, hors-la-loi, …nombreux sont les termes qui peuvent qualifier Bansky, le street artist le plus mystérieux du monde, basé au Royaume-Uni. Alors qu’il conserve l’anonymat, Banksy, star du marché de l’art de rue, fascine. Rien que la semaine dernière, une de ses créations, réalisée en hommage aux victimes de l’attentat du 13 novembre 2015 sur une porte du Bataclan, se faisait dérober à Paris dans la nuit du vendredi 25 janvier. Le vandale, vandalisé. La raison ?  Les œuvres de Banksy se vendent à prix d’or. En octobre 2018, lors d’une mise aux enchères par Sotheby’s, l’une de ses œuvres, ‘La Petite Fille au Ballon’ a été vendue à 1,2 millions d’euros. Toutefois, Banksy réservait une petite surprise. A peine le marteau clôturait la vente, un mécanisme dans le cadre faisait que l’œuvre s’autodétruisait !  Une démarche anticapitaliste qui reflète l’opinion politique de l’artiste de rue. 

Ce discours engagé se retrouve d’ailleurs dans plusieurs de ses œuvres qui transmettent, notamment, avec humour et cynisme, des messages antimilitaristes et humanitaires. La défense des immigrés venus en Europe est l’un de ses thèmes de prédilection. Preuve que les tags et graffs, bien qu’illégaux, ont également du sens…et du poids.

C’est cette vision humaniste de l’artiste et d’un métier décrié que souhaite mettre en avant le Musée du Graffiti à Paris. Certaines œuvres de Banksy y seront exposées à partir du 1er juin prochain…en présence ou non de Banksy, personne ne le saura ! L’identité de l’artiste restant un mystère fascinant.

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